Bonjour à toutes les AMAP de Loire Atlantique,
À la suite des épisodes climatiques que nous avons traversés cette année et de leurs conséquences sur les fermes de notre territoire, nous souhaitons interpeller les élus locaux sur la situation de nos paysans et paysannes, ainsi que sur la nécessité de mieux soutenir les modèles d’agriculture paysanne.
Vous trouverez ci-dessous le courrier destiné aux élus du territoire (communes, Nantes Métropole, Département, Région, députés et sénateurs).
L’objectif est de porter collectivement la voix de nos AMAPs de Loire Atlantique pour alerter sur les difficultés rencontrées par les fermes que nous soutenons et demander une réorientation des politiques agricoles en faveur de modèles plus respectueux de l’environnement, résilients et solidaires. que les aides ne doivent pas être fonction uniquement de la surface agricole mais des unités de travail humain (UTH), nous pensons par exemple au maraîchage sur de très petites surfaces qui remplissent nos paniers.
Nous vous proposons de prendre connaissance de ce texte (p.j.) et de nous faire part de votre accord en répondant à ce mail «Bon pour accord» avant le 14 Novembre (date de notre AG)
Nous vous invitons également à soutenir nos maraîchers en faisant circuler leur pétition: https://www.change.
Merci à toutes et à tous pour votre mobilisation en faveur d’une agriculture paysanne, durable et solidaire sur notre territoire.
Bien cordialement,
Conseil collégial (paysans + mangeurs) de l'InterAMAP44
A l’attention des élus du territoire :
Maire de la commune / élus de Nantes Métropole / élus du Département / élus de la Région / Députés / Sénateurs...
Au sein des AMAP de notre territoire, nous œuvrons pour faire prendre conscience aux citoyens que d’autres modes de consommation, responsables, solidaires avec les paysans et paysannes, respectueux de l’environnement sont possibles et nécessaires.
Après l’été que nous venons de traverser, nous souhaitons vous faire part de la grande inquiétude partagée avec nos paysannes et paysans que nous soutenons par nos choix de consommation.
Les épisodes successifs de désordres climatiques (canicules, excès d’eau notamment) ont et auront des conséquences très préoccupantes pour leurs exploitations agricoles : perte de fourrage et d’autonomie alimentaire des fermes, stress hydrique, baisse de la qualité et de la quantité de certaines productions, mortalité animale, augmentation du temps de travail, ... autant de conséquences qui fragilisent les fermes du territoire et les paysans et paysannes qui y travaillent.
Ces fermes sont déjà engagées dans une logique de résilience et d’adaptation au changement climatique : elles sont la plupart en agriculture biologique, elles sont engagées pour le bien-être animal, le respect de la biodiversité et de la ressource en eau. La commercialisation de leurs produits en vente directe (AMAP, marchés, magasins de producteurs...) leur garantit la fidélité des mangeurs qu’elles approvisionnent et une certaine stabilité de leurs revenus, comparés à d’autres systèmes commerciaux bien plus injustes.
Pour autant, ces fermes ont, elles aussi, souffert durant l’hiver très pluvieux puis l’été caniculaire de cette année. Fondées sur des modèles paysans, sobres en investissements, souvent de taille plus modeste que la moyenne, elles passent encore malheureusement « sous les radars » des aides gouvernementales, alors même qu’elles ont déjà pris le virage de l’adaptation et qu’elles offrent des produits qui garantissent la bonne santé de ceux qui les consomment.
C’est la raison pour laquelle nous en appelons à votre responsabilité d’élu(e). Nous vous demandons de peser de tout votre poids, à l’échelle de votre mandat électif, pour :
- vous opposer aux propositions gouvernementales soutenant l’agriculture intensive, productiviste, dépendante de la chimie et des importations extérieures, modèle qui ne fait que renforcer les effets néfastes du dérèglement climatique ;
- peser pour réorienter les aides financières agricoles vers les modèles d’agriculture paysanne pas uniquement fonction de la surface agricole mais des unités de travail humain (UTH), nous pensons par exemple au maraîchage sur de très petites surfaces qui remplissent nos paniers.
- accompagner, soutenir, valoriser, développer les exploitations agricoles de nos réseaux pour que vivent nos campagnes, nos paysannes et paysans et que des produits sains, justes et durables puissent ainsi être proposés au plus grand nombre.